¡A Tomar Viento!

Viaje a vela por el Mediterráneo

Githio au Péloponnèse – Grèce

Githio (Γύθειο) est un des villages de la péninsule grecque.

Nous y sommes restés 5 jours, profitant du port pour nous ravitailler en eau et en électricité, mais surtout pour commander deux nouvelles batteries pour Calma.

En effet, les trois panneaux solaires semblent suffisants, mais en pleine journée, les deux batteries n’accumulaient pas assez d’énergie. Le soir ou durant la nuit, le frigo finissait rapidement de les décharger, nous obligeant à couper l’électricité de celui-ci. Seule solution, emmagasiner plus d’énergie pour pouvoir la dispatcher lorsque le soleil est couché.

Par ailleurs, les deux batteries semblent ne plus charger aussi bien. Chema les avait acheté neuves en septembre, juste avant notre départ. Mais le fait de baisser très bas leur niveau de charge les a endommagés prématurément.

Le capitane a commandé les deux neuves dans un magasin nautique à quelques pas. En attendant leur arrivée, nous en avons profité pour nous détendre, visiter le village et ses alentours.

Nous avons jonglé entre le port et la petite baie juste à côté qui nous permettait de poser l’encre et ainsi ne pas payer les nuits au port.

Une presqu’île est remplie de pins et d’olivier penchés par le force du vent provenant du sud. Une chapelle est visible depuis les quais (voir photo du début).

Et le phare est un des plus beau que nous ayons vu jusqu’ici.

Sur la presque île, il y a un drôle de bâtiment en forme de mini-chateau.

Dans le vieux quartier, que l’on atteint après avoir monté plusieurs rangées de marches, de nombreuses maisons sont à l’abandon.

Ancienne église, la nouvelle a une croix lumineuse ^^

Alors que tout au long du quai où l’on aperçoit les bateaux des pêcheurs et les voiliers, une rue commerçante, des bar, tavernas et boutiques touristiques nous fait penser que la ville est pleine de vie. Les bâtiments y sont colorés, un peu comme en Italie :).

D’ailleurs, nous y avons visionné la demi-finale de la France. Là-bas, personne ne s’est mis à klaxonner dans les rues pour fêter notre victoire.

Un de nos amis marin nous a parlé de Mistra ou Mystrás (en grec Μυστράς ou Μυζηθράς), un site plus loin dans les terres que nous devions rejoindre en bus.

Après cette journée nous en avons conclu qu’il aurait mieux valu louer une voiture. Vous comprendrez pourquoi en découvrant notre parcours :

  • 5 min de Dinghy jusqu’au quai (eh oui, ça compte) – gratuit et le capitaine fait son sport matinal
  • 20 min à pieds jusqu’à la station de bus à la sortie du village – un peu au pas de course car nous ne voulions pas manquer le bus
  • 1h de bus jusque Sparte (Σπάρτη) – 9,40 € pour nous deux
  • 40 min de marche aller-retour dans Spartes + 1 frappé et 1 jus d’orange frais en terrasse pour patienter – 5,80 €
  • Attente dans la station de bus – où il faisait hyper chaud !
  • 10 min de bus jusque Mystra. Le chauffeur a eu la gentillesse de nous amener plus haut que l’arrêt prévu, afin de nous rapprocher de notre destination finale – 3,80 € pour nos deux sièges
  • 10 min de marche en pente et sous le soleil jusqu’à l’entrée des ruines – nous commençons à suer et il n’est que 11h00.
  • Entrée sur le site – 12 € par personne (nous n’avions pas regardé les prix avant ^^)
  • Grimpette toute la fin de matinée.

Cette ancienne cité médiévale est bien conservée. On imagine bien les passants et les villageois déambuler par ces ruelles de pierres en pente, cernées de murs de la même couleur. Les toits des bâtiments sont faits en tuiles orange. Nous sommes bien loin des cubes bleu et blanc. ^^

En montant, nous avons réalisé que les habitants devaient faire la tronche lorsqu’ils devaient passer d’un point à un autre, ou faire ce chemin tous les jours. Les pancartes, intéressantes pour une fois, nous ont appris que le village était bien trop étroit pour accueillir les commerçants. Ils s’étalaient donc en contre-bas. Les pauvres gens, obligés de faire ce que nous avons fait pour le plaisir, mais eux juste pour un crouton de pain !

J’avoue que la chaleur y était pour beaucoup dans la « difficulté ». Mais la beauté des ouvrages visités en valait la peine (pas le coût ^^).

Nous y avons vu ne église, un monastère, un château (ou ce qu’il en reste), des morceaux de maisons et de nombreuses ruelles. C’est physique et incroyable de penser que des gens vivaient là, entre ces murs, piétinant les mêmes pierres que nous foulons aujourd’hui.

Depuis le monastère

Comme toujours, lorsque l’on monte nous sommes récompensés par la vue. La mer m’a manqué mais j’étais contente de découvrir des montagnes particulièrement vertes, surtout comparées aux îles cyclades que nous venons de quitter.

Un aparté pour préciser que la Grèce est envahie… Par les touristes français ! Vous allez dire : « et toi alors ! » … Oui, mais moi je parle espagnol et j’ai la tête d’une grecque ou d’une russe (selon le point de vue), alors ça ne compte pas. Chaque fois que j’entends une famille, un couple, un groupe de retraités, c’est en français. Une véritable invasion !!!

Ensuite, il a fallu redescendre, et c’est là que je reprends ma liste.

  • Descente des je-ne-sais-pas-combien de marches en pierres – pas si facile que ça en a l’air ^^
  • 10 min de marche en pente – mais cette fois de l’autre sens et sous le soleil, l’estomac dans les talons.
  • La descente que le bus nous avait épargné… j’ai utilisé mon pouce magique (100 % de réussite) et dès la première voiture, une française et son fils (je vous le disais, nous sommes envahis 😊), en pleine recherche de leur hôtel, nous ont généreusement amenés jusqu’à la place du village (Mystras).
  • Déjeuner dans une taverna grecque – 15,50 € pour nous deux. Deux pichets d’eau y sont passés !
  • Le bus de retour étant trop « short » pour attraper la deuxième navette qui nous ramènerait au point de départ, nous avons choisi de nous offrir un taxi – 8,50 € jusqu’à la station de bus.
  • De là, 1h30 d’attente. Oui, je sais, on n’a pas géré. On aurait pu se balader mais… nous n’en pouvions plus par cette chaleur et ces kilomètres dans les cailloux.
  • 1h de bus jusque Githio – 9,40 €
  • 20 min à pieds jusque Dinghy qui nous attendait sagement.
  • 5 min de rames pour le sport du soir du capitaine….

Et enfin, nous étions de nouveau « à la maison ». Au total, cette visite nous aura coûté 76,40 € !!! Euh… pour de jolies pierres et des montagnes, des litres de sueur… j’hésite à dire que ça valait le coup. ^^

C’est presque arrivés que Chema s’est retourné et m’a dit : « On aurait peut-être dû se louer une voiture ». Tu m’étonnes !

« M’enfin », c’était une super journée !

J’espère vous avoir fait marrer et rêver. Je vous dis à bientôt !

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  1. Nadia

    Bonsoir,
    C’est très jolie et merci pour ces très belles photos ! mais à quel prix !!! en effet vous en avez bavé (et dépensé des euros) pour nous offrir cette belle balade… qui est surtout moins fatigante pour nous devant l’écran que pour vous !!!

    Merci pour le détail « comique » de votre aller/retour… il est gentil, Chema, de te proposer de louer une voiture une fois de retour, faudra lui proposer toi même dès le début de votre prochaine aventure !!!

    Pour ce qui est du foot, on n’avait pas besoin de regarder le match car dès que la France marquait un but, il y avait un concert de klaxons dehors et je ne t’explique pas le raffut qu’il y a eu lorsque la France a gagné, même Timout a gratté à la porte tellement il a eu peur, on a dû se barricader !!!

    Bon courage pour la suite et à bientôt
    gros bisous
    maman

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