Emilie

Je suis une française en voyage sur un voilier en Méditerranée avec un espagnol ! J’avais très peu voyagé et je n’avais jamais navigué avant de rencontrer Chema. Mais me voilà dans cette aventure, motivée à en prendre plein les yeux et à apprendre tout ce que je peux.

 

Lors d’un voyage de deux semaines autour des îles de Majorque et Minorque, j’ai appris les bases pour aider le capitaine.

Pour commencer, j’ai appris à manœuvrer la roue du gouvernail, à moteur puis à voiles. Ensuite, j’ai commencé à m’occuper de l’ancre dans les mouillages et à amarrer dans les ports. J’ai apprécié apprendre les quelques nœuds marins que l’on utilise au quotidien. Ainsi, j’ai pu mettre et retirer les défenses sans problème. Par la suite j’ai appris le vocabulaire marin espagnol. Mais ce que j’ai préféré, c’est manipuler les voiles, avec de l’aide bien sûr.

Aujourd’hui, je me perfectionne et j’essaye de comprendre le placement des voiles en fonction des vents et des vagues. Pas évident mais super agréable lorsque ça marche et que l’on prend de la vitesse.

J’apprends également à vivre sur un bateau, avec peu de choses et un rythme de vie totalement différent. J’étudie aussi l’espagnol, l’anglais et quelques bases d’italien.


Chema

Je suis né à Seville, loin de la mer et bien qu’on me le demande souvent, non, je n’ai pas de sang de marin ! Ma famille et moi sommes plus secs que les pierres et mon travail jusqu’ici a toujours été informaticien dans un bureau. Mais même comme ça j’ai été piqué de curiosité pour les bateaux et après avoir suivi plusieurs blogs d’autres plaisanciers, en 2010 j’ai décidé de passer le PER (licence de navigation) et voir si j’ai le pied marin. Depuis lors, n’ayant pas de bateau, je n’ai pas cessé de lire des livres sur la navigation, bois, moteurs, nœuds, voiles, réparations avec de la fibre de verre…

Fin 2014 je me suis jeté à l’eau et me suis acheté mon premier voilier : le Beduino, un Puma 26 de 1979 que j’ai acheté à Cadiz. J’ai pratiquement appris à naviguer avec lui, puisque la pratique du PER est insuffisante. Avec lui je n’ai plus eu peur de mouiller danss les calanques, de riser les voiles et de mettre la main à la pâte dans tout ce qui devait être réparé. Un an après je suis allé jusqu’à Barcelone en naviguant.

En 2016 comme ça se passait bien à Barcelone, j’ai décidé de vendre mon bateau pour acheter Calma, un Furia 32, de quelques mètres plus grand. J’ai passé un niveau supérieur du PER pour pouvoir aller dans les îles, mais au final fatigué de la bureaucratie espagnole, j’ai décidé de passer le bateau sous la bannière hollandaise.

En 2017 après un été dans les Baléares, nous avons pris notre courage à deux mains et avons quitté les amarres pour naviguer en Méditerranée.