¡A Tomar Viento!

Viaje a vela por el Mediterráneo

Naviguer en mer Ioniènne

Ça vous dit un petit tour en Mer Ionienne ?

Naviguer dans ces eaux remplies d’îles de toutes les formes et de toutes les tailles est un plaisir. Le vent y est capricieux car il doit se faufiler entre les montagnes mais les paysages n’en sont pas moins superbes.

 


J’ai eu un « coup de cœur » pour l’île Kalogiros (Καλόγηρος), juste avant d’arriver à Astakos. J’avais très envie de mettre pied à terre afin d’aller faire le tour de ce petit bout de terre au nom d’un de mes plats préférés de Grèce. Vive les Giros !


En descendant plus au Sud de la Mer Ionienne, nous pensions passer la nuit près de l’île d’Oxia (Οξεία). Malheureusement, il était risqué et difficile de poser l’encre près de ses côtes.

Afin de mouiller dans de bonnes conditions, il est préférable de poser l’ancre sur une pente douce, de 6 à 10 mètres de profondeur sous la quille. Mais parfois, comme autour de cette île, le sol baisse brutalement. Il faudrait que l’on pose l’ancre très près des roches. Le problème est que si elle glisse, elle ne trouverait rien ou s’accrocher de nouveau, finissant pendue dans le vide à cause de la profondeur trop importante.

Malgré les nuages, j’ai trouvé ce morceau de terre tout à fait sublime.

 

 


Nous avons décidé d’aller plus loin et de nous rapprocher encore davantage d’Athène. Les dernières heures se sont faites sous la pluie. Nous avons ressortis les vêtements de pluie et nous sommes crus de nouveau en novembre tandis qu’en France, le soleil et la chaleur était à l’ordre du jour.

Afin de m’occuper et me réchauffer, j’ai profité du mauvais temps et de la mer plutôt calme pour laver le bateau.

C’est ainsi qu’en peine mer, le Genova nous menant à destination (la voile de proa), je déambulais sur Calma, un balai-brosse à la main. Utilisant parfois l’eau de mer, j’ai désincrusté le sable africain que le vent amène et délaisse. Petit à petit, la pellicule marron a disparue. La pluie a finit de rincer le tout, nous permettant de retrouver un voilier blanc sans « user » de l’eau potable ! Emilie écolo à ses heures !


Proche de Missolonghi Mesolongi (Μεσολόγγι ou Μισολόγγι), nous avions le choix : aller à la marina, amarrer au quai commercial ou mouiller dans la baie. Laissez-moi vous conter cette petite histoire.

Une fois le Genova et le grand-voile enroulé, le souffle court pour la marin que je suis, j’enroule et range les corages puis j’attends avec impatience de savoir où nous passerons la nuit.

Le capitaine décide d’aller directement au petit port. Dans ces cas-là, je me dépêche de préparer le bateau. C’est à dire : sortir et accrocher les défenses, 6 au total, sortir les cordages d’amarrage (cela porte peut-être un nom mais je ne le connais pas 😉 ), les placer à la proue du bateau à l’aide de nœuds, et me préparer à sauter sur le ponton depuis la proue.

Une fois le bateau assez près, je saute et repousse le voilier afin qu’il ne choque pas contre le ponton. Je me dépêche d’amarrer les cordages tandis que le capitaine me rejoint à la proue pour réclamer un autre câble qui pend dans l’eau (typique de la méditerranée mais rare en Grèce) nous permettant de fixer la poupe du bateau.

À ce moment-là, il devrait avoir un de ces longs batons avec un crochet au bout (je n’ai pas non plus le nom 😉 ). Par manque de temps, je ne lui ai pas préparé. C’est donc avec mes petites mains que je récupère la corde.

Celle-ci est affreusement remplie d’algues et autres espèces en tout genre, abritant certainement la vie. Je tends le tout à Chema, il l’attrape comme il peut mais le perd. Trop glissant et « beurk ». Après une seconde tentative, il décide de changer d’endroit et me laisse seule sur le ponton.

C’était marrant de regarder Calma de loin. D’habitude je suis dessus, alors j’en ai profité pour filmer.

 

À son approche « rebelotte », j’amarre et je lui donne la corde encore plus sale que de l’autre côté. Mais ça ne marche pas car trop de crustacés encombrent la corde et nous empêche de la manipuler. Un voisin (capitaine français sur son bateau ancien en bois) nous indique que le port est fermé (privé hors saison) et que lorsque le marin arrivera, il nous chassera, peu-importe l’heure.

Bon, et bien… Je récupère les cordages et remonte à bord, non sans l’aide de Chema. Nous voilà de retour au point de départ. Où allons-nous ? Je me tiens prête car si nous allons au quai commercial, il faudra déplacer les cordages d’amarrage et les défenses, le tout à tribord ou à bâbord.

Finalement, le capitaine m’indique que nous allons mouiller dans la baie… ici ! En quelques minutes, je dois « courir » retirer les cordages qui obstruent la porte me donnant accès à l’ancre. Les gants changés, car ce ne sont pas les mêmes pour me protéger de la chaine, je m’installe et commence à laisser descendre les 20kg d’ancre accompagnés de ses 20 mètres de chaine. Ça pèse son poids mais je gère tranquillement maintenant. 🙂

35 mètres de chaine et de cordage plus tard, le capitaine test l’accrochage de l’ancre et me confirme que tout est « ok ». Je dois maintenant ranger les cordages sortis (pour rien) et les défenses qui ne sont plus utiles lors d’un mouillage.

 

Voici ma vie de marin. Le capitaine décide et… c’est moi qui bosse ! haha ! C’est pour cela que l’on dit que la navigation est un sport. Mais pas pour les capitaines 😉

 

 

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  1. Nadia

    Bonjour Emilie,
    Merci pour les vidéos en mer, on s’y croirait ! Manque que le soleil… nous ici on a trop chaud, aujourd’hui env. 30° (42° en plein soleil), on a dû mettre la clim cette après-midi.
    Je vois que rien ne change, c’est toujours le Capitaine qui commande à bord ! il a trouvé un sacré petit bout de marin avec de jolies petites mains ! C’est toi qui fait les principales corvées, ce capitaine a trouvé l’oiseau rare !!!
    Sympa la vidéo où on voit Calma naviguer, merci.
    Profitez-bien de ce beau pays qu’est la Grèce.
    Bisous et à bientôt
    maman

  2. Julie

    Coucou Emilie,
    Je suis régulièrement tes aventures à bord de Calma, mais je manque souvent de temps pour t’écrire un petit mot..
    Alors cette fois ci, je m’y tiens!
    Quel voyage palpitant et riche en découvertes!
    Je vois que tu profites de toutes ces belles choses qui s’offrent à toi et ton capitaine doit sûrement être fier de l’aide que tu lui apportes au quotidien! Bravo Emilie!
    Bon voyage!
    Ta vieille copine qui ne t’oublie pas ☺

    • Emilie

      Bonjour Julie ! Ton commentaire me fait très plaisir. Merci pour ta lecture. On s’appelle bientôt. Gros bisous ! 🙂

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