¡A Tomar Viento!

Viaje a vela por el Mediterráneo

Sicile – Italie (1/2)

Nous filons à toute vitesse vers l’ouest de la Sicile.

Après notre longue traversée nous nous sommes accordés une journée de repos et en avons profité pour visiter le village de Taormine en hauteur, perché sur la falaise et seulement à 30km du Mont Etna.  Nous n’avons pu qu’apercevoir les reliefs du volcan toujours en activité à cause des lourds nuages obstruant la vue, qui d’ailleurs est très belle.

Le lieu est très touristique, surtout en plein mois d’août. Les rues pavées étaient remplies et nous avons regretté les ruelles tranquilles de Grèce.

Les bars et les restaurants sont jolis mais pas aussi beaux que les tavernas grecques.

Un magasin m’a interpelé par ses étalages de têtes. Il s’agit de visages à l’effigie d’un couple dont la tête a été tranchée. Ils s’en servent comme réceptacle à fleurs et à tout faire. Nous en avons vu dans de nombreux commerces, parfois remplis de cônes près à être servis accompagnés de glace. Étrange coutume.

Je me suis offert des « Frutta di Martona » (connus sous le nom de « Mazapan » en espagnol et « Masapan » en français). Ce sont des sucreries en pâte d’amande qui sont modelés et colorés en forme de fruits. Moi qui suis fan de la pâte d’amande, je me suis régalée ! Et comme c’est trop sucré pour le capitaine, j’ai eu le plaisir de tout manger sans devoir partager. Mmmm !

Je sais déjà ce que mon frère dira en voyant cette photo ! 😉

Pour rejoindre la plage où nous avons laissé Dinghy, il fallait passer sous les rails du chemin de fer longeant la côte. Nous avons vu ça à plusieurs reprises en Italie, notamment près des Cinque Terre.

Les italiens ont « gâché » leurs côtes en installant ces rails. L’accès aux plages et à la mer est difficile et la vue depuis le large est beaucoup moins jolie. S’ils avaient su profiter de ce que la terre leur avait offert, ils auraient installé des bars et aménagé les plages au lieu de barbelés nos empêchant de traverser les voies ferrées.

Dans notre cas, nous avons eu beaucoup de mal à trouver l’accès au village car rien est indiqué quand on vient de la mer.

Entrée sous terraine de la plage.


Reposés, nous avons repris la mer vers le nord. En voyant les quelques nuages gris, nous ne nous attendions pas à nous retrouver sous une pluie battante puis un orage.

Nous avons tenu bon et avons resssortis les tenues d’hiver. Sur la photo ci-dessous, Chema n’a pas encore eu le temps d’enfiler davantage qu’une veste. Quant à moi, je suis restée à l’abris une petite heure.

Après un rapide arrêt à Messine pour faire le plein de carburant, nous avons franchis de nouveau le détroit de Messine puis nous avons passé la nuit au nord de Milazzo pour repartir dès le lendemain matin.

Messine c’est… moche ! Horrible, remplie d’immeubles et d’hôtels. J’ai parlé de la ville dans un article du mois de mars (ici).

Puis, ce sont 11 heures de navigation qui nous ont permis d’arriver à Cefalú (pour lire ou relire l’article du mois de mars à ce sujet c’est par ici).

Comme lors de notre premier passage, j’ai beaucoup aimé Cefalú. C’est magnifique, aussi vert qu’au printemps et l’eau d’un joli bleu même si elle était un peu sale. Il faut dire que maintenant que nous avons vu la Grèce, il va être difficile de faire mieux.

Chaque plage nous semble sale, incommode, pas assez transparente ou d’un bleu moins azur que ce que nous avons vu. Nous comparons tout à la Grèce, prenant conscience de la beauté de ce que nous avons admiré ces derniers mois. Nous n’oublions pas pour autant d’admirer la beauté des paysages.

Photo du mois d’aoüt

Photo du mois de mars

Je me suis offert de nouveaux un lot de Masapan que je savoure un petit peu chaque jour.

Nous avons rétabli un manquement et avons fait une pierre deux coup en dînant dans la pizzeria près de la plage où nous avons mouillé. Après la mauvaise expérience de Taormine, nous avions envie d’une vraie et bonne pizza italienne. Et puis, lors de notre premier passage, nous avions voulu y manger mais le restaurant était fermé. Je peux dire qu’on s’est régalé !


Motivés pour rejoindre le plus rapidement possible la côte ouest de la Sicile, nous avons prévu de naviguer un après-midi ainsi que la nuit jusqu’au lendemain matin, afin d’être sur l’île de Favignana avant que le vent du nord – prévu les jours suivants – ne commence à souffler.

Mais c’était sans compter sur les orages qui nous sont de nouveau tombés sur la tête en début de soirée. En urgence, nous avons changé de plan et sommes allés nous protéger à Mondello, une petite ville située un peu plus au nord de Palerme.

Le lendemain, quand tout est redevenu calme.

La dernière heure de navigation, nous étions en plein cœur de l’orage. Mon père m’a appris, étant petite, à compter entre les éclairs et le son qui nous vrille le cœur : « Un Mississipi, deux Mississipi, trois Mississipi ». Je n’ai pas été plus loin que « cinq Mississipi » ce soir-là. Soit moins de 2 km. Et à plusieurs reprises, j’ai eu à peine le temps de terminer le premier « Mississipi » que le tonnerre grondait déjà. La lumière rosée était incroyable, nous n’avions pas de visibilité avant d’approcher des lumières de la ville à quelques kilomètres. Les écalirs frappaient les montagnes et rochers juste à côté. La pluie se déversait sur Calma comme si on avait ouvert un énorme robinet d’eau au-dessus de nos têtes.

Je suis peut-être étrange, mais malgré la peur qui m’assaillait à chaque grondement ou éclat de lumière, j’ai adoré ! C’était incroyable. Je ne pense pas revivre ça un jour.

Nous avons posé l’encre et nous sommes abrités. Comme cet hiver, nous nous sommes réfugiés dans le ventre de Calma et avons patienté que tout se calme autour de nous. Mais cette fois, nous n’avions pas à nous blottir dans de chaudes couvertures. Au contraire, la chaleur accumulée dans la journée (par le soleil de l’après-midi et par le moteur) nous a laissé un salon plus que douillé. Mais avec les fenêtres fermée (si on ne veut pas être inondés, il vaut mieux tout cloisonner) nous manquions cruellement d’air.

Nous pensions repartir le lendemain mais les orages prévus pour les jours suivants ainsi que le fameux vent du nord, nord-ouest en a décidé autrement. Nous avons replacé l’encre qui s’était mal accrochée dans les fonds rocheux de la baie et nous sommes fait une raison : nous resterons quelques jours au lieu d’une seule nuit.

Nous avons fait un tour à Mondello, qui n’est pas particulièrement joli.

Seule chose que j’a trouvé spécial, la plage de sable et ce beau bâtiment sur pilotis  comportant un restaurant et un centre sportif.

C’est donc ici que nous en sommes. Tout comme nous, vous resterez dans l’attente. Il parait que le vent se calme mardi. Dans ce cas, nous reprendrons notre route pour Favignana, d’où nous partirons pour rejoindre la Sardaigne. En attendant, nous profitons des rayons de soleils que les nuages orageux veulent bien laisser passer. 🙂

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  1. Nadia

    Bonsoir,
    Apparemment le chemin du retour sera plus long que prévu !!! tant mieux pour vous, les vacances sont prolongées !
    Je vois que plus rien n’est aussi beau que la Grèce, surtout la couleur de la mer !!! Par contre vous n’êtes jamais déçu par la nourriture…
    Merci pour toutes ces explications
    Bon voyage, bon retour et à bientôt
    maman

  2. Nadia

    Au fait, attention aux bonbons à la pâte d’amande, à consommer avec modération !Gros bisous

  3. Manon

    Huuuuuum le Masapan !
    Quand tu viendras je te ferai une galette à la pâte d’amande hihihi !
    L’orage dans un bateau, ça doit trop faire flipper…même si j’avoue que ça doit aussi être magnifique ! Prenez soin de vous, j’espère que le temps sera bientôt plus clément !

    • Nadia

      Manon, t’exagère… je pense qu’elle en aura assez mangé comme ça !!! elle va nous revenir avec quelques kilos de plus… (ou de trop !)
      Elle dit qu’elle va mettre plusieurs jours pour avaler le plateau de Masapan mais je demande à voir !!! (je vais devoir écrire à Chema en espagnol pour lui demander de surveiller ça !)
      raisonnement d’une maman

      • Emilie

        Le capitaine surveille déjà à ce que je ne mange pas plus de la moitié d’un Masapan par jour ! Il m’en reste encore…
        J’ai hâte de goûter à ta galette Manon 🙂

  4. romane rose

    Toujours aussi fabuleux de vous suivre. Les paysages sont tout de même très beau, mais je ne peux pas comparer lol. Un orage sur la mer, c’est superbe et terriblement effrayant et tu te rends compte à quel point tu es petit. Bisous Milie et ne te gave pas trop de sucreries 😀

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