¡A Tomar Viento!

Viaje a vela por el Mediterráneo

Cagliari en Sardaigne – Italie //2

Cela fait plus d’un mois et demi (50 jours exactement) que nous sommes dans cette jolie ville qu’est Cagliari.

Encore une fois, nous avons allégrement profité du soleil et du ciel bleu. J’entends parler du mauvais temps et de l’humidité qui n’en finit plus en France, voir mème de neie ! Alors je profite d’autant plus du temps incroyable que nous avons ici. Il n’y a pas à dire, la météo est géniale dans le Sud.

Bon, il faut tout de même nuancer la chose. Les habitants de Cagliari nous expliquent que ces températures aussi élevées en cette saison sont tout aussi étonnantes pour eux. Nous avons la chance, si je peux dire, de profiter d’un hiver très clément.

Et il faut dire qussi que ce n’est pas aussi génial quand le vent se met à souffler toute sa fureur. Nous sommes rassurés car les panneaux solaires sont parfaitement en sécurité cette fois, bien au chaud à l’intérieur de Calma. Un jour, le vent était tellement fort qu’un des câblages qui maintient le bateau a lâché. Après un « bang », nous sortis et avons remplacé tous les anciens cordages par des nouveaux plus résistants afin que cela n’arrive plus. Voici un aperçu du vent de ce jour là.


Ces dernières semaines, nous avons mis les bouchées doubles pour effectuer les réparations et améliorations nécessaires pour la suite de notre voyage.

Chema s’est attelé aux réparations du moteur que je vous détaillerai dans un autre article. Il a recousu un morceau de la voile (Genova), verni et huilé les boiseries de Calma, l’a nettoyé et l’a dorloté. Il a même effectué quelques modifications afin que je puisse ordonner mes nombreuses affaires. Merci Capitaine !

Oui, bon là, vous allez penser que le moteur est absent. En effet, il est dans l’atelier du mécanicien. En attendant son retour, il a fallu nettoyer l’huile mélangée à l’eau qui s’étaient deversés.

De nouvelles étagères !

Ensemble, nous passons plusieurs heures par jour (presque tous les jours XD) à coudre afin de préparer ce qui maintiendra les panneaux solaires fixés malgré le vent et le soleil.

Dans la folie de la couture, je me suis mise à fabriquer des housses pour nos petits appareils électroniques (Kindle et autre).

***

Mis à part tout ça, nous sortons tout de même de notre antre  confortable et chaleureuse. J’admire ces ruelles et ces bâtiments que j’aime tant.

Via Roma vide de ses innombrables véhicules.

Et une jolie vue du port un soir en rentrant.

Dans le port, nous ne sommes pas seuls. En effet, nos amis les poissons en pleine croissance cohabitent avec les voiliers.

Un léger courant semble les attirer et ils s’y attroupent. Les passants s’arrêtent souvent pour prendre des photos. Ce que j’ai moi-même fait pour vous partager ce phénomène étrange.


Grâce à un ami de Chema vivant à Cagliari, nous avons eu la chance de découvrir Mamoiada. Il s’agit d’une commune de la province de Nuoro, au centre de la Sardaigne.

Ce village de 2 500 habitants conserve ses traditions, notamment la fête de « Sant’Antonio Abate » – Saint-Antoine le Grand – du 16 janvier au 18 janvier. Nous étions de visite le 17 afin de découvrir ce lieu et cette fête incroyable.

Pour y arriver, nous avons parcouru deux bonnes heures de route, ce qui m’a semblé très court à côté des sept heures de navigation (ou plus) que nous pouvons faire lorsque l’on souhaite changer de coin avec notre cher Calma. Arrivés sur place, nous étions glacés par le vent qui soufflait incroyablement fort ce jour-là.

Heureusement, ce jour de fête est célèbre car les habitants allument une quantité incroyable de feu dans tout le village. N’allez pas imaginer qu’ils brulent leur maison tous les ans ! Non, ils utilisent de vieilles racines brûlantes d’arbres coupés pour éviter d’aggraver les dommages environnementaux , qu’ils font flamber dans les rues et sur les places. Toute la petite ville devient un ensemble de rues piétonnes.

Puis, des hommes habillés en peau de mouton, casquette (à la parisienne), foulard et un masque étrange en bois sur le visage, portant des énormes cloches sur le dos, viennent se secouer autour du feu. Ils sont accompagnés d’hommes ressemblant à des bergers avec des cordes. Ces derniers capturent parfois une personne de public avec leur lasso, ce qui semble être un jeu plutôt amusant.

Ces personnages s’appellent les « mamuthones » et les « issohadores ». Sautant en rythme, ils font le tour de tous les feux tout au long de la journée et de la soirée. Les habitants et visiteurs les acclament et tous ensemble, nous buvons du vin rouge fabriqué dans la région. Ce cortège est précédé d’un autre composé d’enfants déguisés de la même manière. C’est tout à fait adorable et surprenant.

 

Des peintures décorent les murs de la ville.

Les enfants précèdent leurs aînés.

Le vin et les pâtisseries régionales sont offert près des feux. Le plus fous c’est que ce sont les familles qui offrent boissons et gourmandises. Il ne se passe pas une heure sans qu’un villageois ne vous offre un gobelet de vin rouge en pleine rue. Je suis plutôt mordue du vin, mais après toute une après-midi à « picoler », j’ai dû déclarer forfait sous le regard intrigué et limite vexé de mon hôte. Suite à cela, il n’a pas arrêté de vouloir me servir un autre verre et m’a regardé boire mon gobelet d’eau au comble de l’indignation ! J’exagère, disons qu’ils sont extrêmement généreux et apprécient de partager de ce moment autour de leur vin favori, qui est très bon soit dit en passant.

« Un autre zvous plaît msieur! »

Nous avons tout de même dîner entre deux gobelets de vin. Et devinez ce qu’il y avait au menu, mis à part tout un tas de plats traditionnels… du vin rouge !

Du feu, du vin rouge, de la musique, des visages heureux, des amis et des habitants incroyablement sympathiques, rien de tel pour passer une excellente journée. Autant vous dire que Chema et moi avons adoré. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas passé du temps avec autant de monde.

Notre ami nous a gentiment raccompagné jusqu’au port malgré la fatigue qui devait le tirailler. Je n’ai pas vu passer les deux heures de route, le vin étant un merveilleux coussin molletonneux pour sombrer dans un sommeil profond avant même de sortir du village.


Durant ces dernières semaines, nous avons poursuivi notre visite des restaurants et bar de la ville.

De la bonne bière.

 

Les fameuses Pizzas.

Une bière Sarde.

Un très bon hamburger.

Après avoir goûté chacune des pâtisseries offertes à Mamoiada et les avoir toutes détestées – Chema n’en pouvait plus car je lui refilais chaque friandise après seulement un croc – j’ai arrêté de les tester. Voici une photo du type de pâtisserie qui se vend par ici. C’est sûrement très bon ! Il y a (toujours) un zeste d’orange qui traine et un goût amer que je n’ai toujours pas réussi à identifier. La texture est sèche et… bref, elles ne sont pas à mon goût malré leur aspect appétissant.


Un petit aparté au sujet de couteaux de Sardaigne. Je ne suis pas particulièrement passionnée, mais j’ai pu voir un nombre incroyable de boutiques qui les vendent. Ils seraient un objet important de la tradition Sarde.


Je termine sur cette vue depuis notre « pallier » et vous dit à bientôt !!!

 

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Un petit ajout sur le blog

  1. nadia

    Ton père et moi avons déjà vu un reportage à la télé nous montrant cette fête avec tous ces hommes et enfants dansant autour des feux et on les a même vu en train de s’habiller, ils nous disaient que les cloches étaient très lourdes et que les porteurs se faisaient de père en fils, ça me fait drôle de savoir que vous y avez assister en personnes !
    Bien mangé et surtout bien bu ! Avoue qu’au retour tu étais pompette !!!
    Je voie que Chema en avait marre de ton « bazard » pour qu’il t’es fait des étagères… bravo à vous deux pour la couture… très jolies pochettes…
    Au fait, avez-vous le droit de pêcher et de manger les poissons ?
    Apparemment vous ne vous ennuyez pas, profitez-en bien et bonne continuation.
    Bisous et à bientôt
    maman

    • Emilie

      C’est marrant que vous ayez vu ça et que j’y sois moi-même allée !
      En effet, leur déguisement semble être très lourd, surtout qu’ils le portent des heures entières.
      Pompette ? Moi… nan…
      Tu as certainement raison, mes affaires rentrent maintenant dans l’armoire et j’ai pu supprimer ma grosse valise !
      Pour ce qui est des poissons, nous ne nous y risquerons pas. Je pense qu’ils sont là pour grandir tranquillement en attendant d’être assez fort pour rejoindre la mer. C’est un peu comme une nurserie.
      Merci, gros bisous et à bientôt !!!
      Emilie

  2. Denis

    Hello,
    Trop fort votre visite dans les terres de la Sardaigne !
    On dirait les Gilles… sauf qu’ils ont remplacé les oranges et les bonbons par du vin rouge ! lol 😉

    Gros bisous à tous les 2 et continuez à vous en mettre plein les mirettes 😉

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