¡A Tomar Viento!

Viaje a vela por el Mediterráneo

Mal de mer en Corse

Entre le port de Tarverna et Solenzara, aucun signe d’un port. Nous devions donc naviguer sur plusieurs jours, en posant l’encre près de plages très eu protégées du vent et des vagues. Nous savions que ce serrait pénible, le bateau bougeant tout le temps.

Même si je n’ai pas souvent le mal de mer, dès que nous subissons des vagues à l’arrêt (même petites), je ne peux plus rien faire. Ça commence avec des maux de tête et une sensation déagréable dans le ventre.  Puis, la nausée et aucune envie de faire quoi que ce soit, ni même de réfléchir. La meilleure façon de passer le moment et de s’allonger et d’attendre que ça passe. Pour manger, c’est compliqué, car le mal de mer ne laisse pas beaucoup de temps pour se nourrir avant de revenir pire encore. Mais si on ne mange pas, c’est pire. Il faut donc être judicieux et trouver quelque chose à manger tout en restant le plus allongé possible. Je pense que ça à avoir avec le centre de gravité.

Bref, nous avons passé la première nuit au niveau de la plage juste à côté du port Taverna. Par chance, la capitaine résiste beaucoup mieux au mal de mer. Avec seulement une gêne constante, c’est lui qui s’occupe de tout.

Le lendemain matin, juste avant de repartir, nous sommes aperçus que nous avions perdu la deuxième encre, qui se place à la poupe du bateau, afin de réduire un petit peu les mouvements de Calma. Oups… Elle a été mal fixée par la marinière…

Nous avons tout de même pris la direction d’une plage près de l’Étang d’Urbino. Fatigués de la navigation, nous avons posé l’encre en cours d’après-midi, pensant terminer notre trajet le lendemain après une bonne nuit de repos. Mais les vagues ont commencé à s’accentuer, et le vent plus encore. Il semblerait que les prévisions météos avaient un peu de retard. Le bruit tout autour était infernal. Et après avoir perdu une encre la nuit précédente, nous avions peur de perdre la deuxième et de nous retrouver échoué sur la plage au beau milieu de la nuit. Quitte à passer une nuit infernale, il valait mieux souffrir quelques heures.

Bon, souffrir est un bien grand mot. Nous nous sommes équipés de nos vêtements de marins les plus chauds et imperméables que nous avons, ainsi que de gilets de sauvetages. Et c’était partie pour deux heures de navigation de nuit, qui s’est terminée sous la pluie ! Je suis plutôt de nature frileuse, mais il a vraiment fait froid ! Le temps m’a paru une éternité, mais nous sommes finalement arrivés à bon port, en sécurité, avec électricité et chauffage. Calma était redevenu calme. Le bonheur !!!

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  1. nadia

    Ouh là là, dur dur… terrible ton mal de mer !
    C’est incroyable qu’il n’y ai pas plus de ports sur cette Ile de beauté ! car naviguer de nuit par un temps pareil est plutôt dangereux ! là vous nous faîtes peur !!!
    Heureusement vous êtes arrivés à « bon port »… dommage pour cette ancre que vous avez perdue, décidemment ce voyage devient périlleux… on n’est pas trop rassuré !
    Reposez-vous bien
    Gros bisous et à bientôt
    Maman

    • Emilie

      On ne prend pas trop de risques, pas d’inquiétude. C’était plus dangereux de rester sur cette plage que de naviguer quelques heures. Et en effet, sur la côte Est, il n’y a pas beaucoup de port. Ce n’est pas aussi touristique que sur le reste de l’ile.

  2. Manon

    Que de péripéties… Mais ta bonne humeur reste inchangée !!! ça c’est sûr, c’est la Emilie que j’aime !!! 😀

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