A notre arrivée à la marina d’Itea sous un ciel gris et lourd, Chema s’est inquiété d’un voyant rouge sur le panneau d’allumage du moteur.

Lorsque l’appareil détecte une surchauffe ou un manque quelconque, il est censé sonner et les voyants s’allumer.
Pourtant, depuis les réparations, démontage et remontage du moteur, le signal sonore ne fonctionne plus.

Quelques minutes de recherches dans les boyaux du voilier sufisent pour que le capitaine se rende compte que le moteur est anormalement chaud. C’est avec stupeur qu’il constate que la courroie a lâché. Brisée en deux, elle gise au sol. Nous ne savons pas depuis combien de temps le moteur fonctionnait sans courroie mais nous avons eu de la chance.

Après une rapide recherche sur Google Maps, je repère magasin Michelin. Par expérience nous savons que tous les commerces de réparations automobiles se concentrent dans la même rue.
Nous fermons et laissons le voilier a son.amarrage pour une marche de 10 min dans la petite ville presque déserte. C’est bien sûr à ce moment là que les orages prévus depuis deux jours éclatent, nous obligeant à courir sous des trombes d’eau.

C’est trempés que nous arrivons à destination. Après deux commerçants fermés ou desquels nous sortons bredouilles, nous finissons par trouver la pièce de remplacement.

Je vous passe l’aller-retour de Chema, sous la pluie, car dans la précipitation, nous sommes sortis sans emporter la courroie usée. Sans modèle ni référence, impossible d’en acheter une nouvelle.

Tout est bien qui finit bien. Ouf !