¡A Tomar Viento!

Viaje a vela por el Mediterráneo

Une petite frayeur en pleine nuit

Dimanche dans la nuit, nous avons eu une bonne frayeur. En effet, nous avons été réveillés par un gros bruit et des vibrations dans tout le bateau. Le bruit ressemblait à celui que fait les vagues quand elles tapent contre la coque du bateau, mais en bien plus fort.

D’un bond, nous avons sauté du lit pour voir ce qu’il se passait. En quelques secondes, je me suis fait tout un scénario. En effet, nous avions mouillé dans une baie face à la ville de Corfou avec La P’tite Marie, Trifon et Miss Regina.

Nous sachant juste à côté de La P’tite Marie, je me suis tout de suite imaginée, la proue de Calma dans la coque de leur joli voilier. Maintenant que j’y pense, le bruit aurait été bien différent et beaucoup plus fort.

Nous n’étions pourtant pas loin, peut-être à 10 ou 15 mètres d’eux. Chema a tout de suite allumé le moteur et s’est précipité pour vérifier l’encre. Le matin même, il avait décidé de pose une deuxième encre, accrochée sur la même chaîne que la première.

À ce moment-là, nous n’avions aucun repère pour savoir qui de nous ou de notre voisin avait bougé. Mais le bruit et les coups faisant vibrer le mât continuaient. Nous avons appelé Marcos et Marie au cas où cela tournerait mal afin qu’ils puissent manœuvrer leur bateau. Puis Chema a quitté les deux encres une à une. Celle qu’il avait ajouté le matin même était emmêlée dans la chaîne. Et plus Chema tirait sur la chaîne, plus nous nous rapprochions de La P’tite Marie. Après cela, j’ai tenté de m’éloigner à moteur mais le bruit c’est fait plus fort et le bateau ne semblait pas vouloir bouger. Je voyais l’écran indiquant la profondeur devenir fou. Nous touchions réellement le sable et la roche du fond avec la quille du bateau.

Ça m’a fait l’effet d’une voiture qui se serait enlisée dans de la boue. Le capitaine a alors accéléré le moteur puis, je l’ai vu s’accrocher à la bôme (en espagnol botavara) après l’avoir fait passé complètement à bâbord.

Imaginez la scène. En plein milieu de la nuit, en pyjama, Chema les pieds dans le vide au-dessus de la mer, le moteur à fond, moi derrière la roue du timon et ce bruit accompagné de vibrations… Plutôt angoissant. Rassurez-vous, le seul danger était pour Calma. Nous même étions en sécurité.

Par chance, Calma a fini par avancer et nous avons contourné notre voisin pour de nouveau poser l’encre plus loin. Plus de peur que de mal.

Le problème, est qu’à notre arrivé, nous avons mouillé sans l’aide du GPS car nous étions avec nos amis, tous les uns à côté des autres. Nous n’avons donc pas remarqué une zone de fond très peu profonde juste à côté de nous. Et lorsque Chema a ajouté une encre, celle-ci a sûrement embarqué la première qui ne devait pas être très bien accroché au sol rocheux de la baie. Nos avions eu peu de vent et une mer calme jusqu’alors. Enfin, étant en confiance, nous n’avions aucune alarme enclenchée pour nous avertir du mouvement du bateau.

C’est une nouvelle expérience qui nous permet d’être plus prudent à l’avenir.

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  1. NADIA

    Quelle nuit !
    Pas évident de bien comprendre à la première lecture, donc j’ai tout relu et j’ai tout bien compris à la deuxième lecture !!!
    Super, vous avez éviter la collision avec la P’tite Marie…
    Ça vous arrive d’avoir des nuits calmes !!!
    Reposez-vous bien et à bientôt

    maman

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